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Entre les murs de François Bégaudeau


por Robson Adriano

François Bégaudeau nasceu em 1971, em Luçon. Frequentou a escola dos dois lados da sala de aula: como aluno durante quinze anos e depois como professor por mais sete anos em um colégio parisiense. Bégaudeau é um escritor de drama e ficção; um poeta, jornalista, professor, artista plástico, roteirista, colunista e ator francês. Conhecido por seu livro Entre les Murs, que depois se tornaria filme e teria o próprio autor como o personagem principal, um professor.

Jogou futebol em um clube da região de Nantes durante seis anos. Escutou rock por muito tempo até produzi-lo, por sua vez, como letrista e cantor do grupo de punk nantes Zabriskie Point. Cinéfilo amador, tornou-se colaborador regular da revista Cahiers du Cinéma.



Seu primeiro romance, ``Jouer juste'', teve um grande sucesso de crítica e de público. Autor de um segundo célebre romance pela editora Verticales, Dans la diagonale.


Entre os muros da escola é uma das suas grandes obras e foi publicado na França em janeiro de 2006.

Premiado em 2008 com a adaptação do romance autobiográfico para o cinema, o livro é profundo e cheio de significado. Entre as paredes da escola, uma equipe educacional com professores e alunos, de sentimentos e opniões diversas, com realizações, motivaçõe e derrotas.

A adaptação do livro para o cinema ganhou o prêmio Palma de Ouro e o filme nos faz mergulhar em problemas frequentes de um ambiente escolar. São fatias da vida de um professor de letras, onde podemos perceber que nem tudo segue o curso natual e resultam em grandes conflitos que são na verdade fragmentos que permitem apreciar o que é ser professor …




Resumo do livro Entre les murs


Não dizer nada, não fugir no comentário, ficar na confluência do conhecimento e da ignorância, ao pé da parede. Mostra como é, como acontece, como funciona, como não funciona...

Divida os discursos por fatos, as ideias por gestos. Basta documentar o laborioso cotidiano e tudo se passa dentro das paredes de um colégio, tudo se choca neste colégio, todos gritam e se emocionam, arrancam os cabelos neste ambiente de ensino. Um colégio difícil para pessoas difíceis (professores e alunos) com relacionamentos difíceis em tempos difíceis, sob o olhar atento de um professor de francês dominado por acontecimentos desastrosos que o prendem aos seus alunos, com os quais ele não pode criar vinculos de amizade. Os ânimos estãos sempre exaltados e os diálogos são calorosos e problemáticos e tudo é muito intenso, tanto para os alunos quanto para o professor. Tomamos conhecimento de um ambiente escolar onde as normas e regras não possuem mais a mesma relevância de agir sobre os alunos como no passado. Um mundo onde a transmissão de conhecimentos e saberes estão sendo colocados a prova o tempo todo.

Por se tratar de quase uma autobiografia, o autor aborda um assunto muito interessante no que diz respeito à educação, mas sua mensagem não é muito compreendida, pois a línguagem, embora muito familiar, ela tem um peso sobre o estilo do autor.

Aquele olhar do professor que busca ajudar os alunos, mas muitas vezes é mal compreendido e o filme possibilita a descrição dessa realidade escolar.

Entre les Murs revela e investe no estado bruto de uma língua viva e o ambiente escolar é retratado fiel da realidade com todos os conflitos e descobertas.


Assim sendo, temos algumas questões para refleter:

Devemos restaurar a autoridade que nossos avós conheceram na escola?

Retornar ao passado seria realmente uma solução nos tempos de hoje e poderiamos afirmar que as regras e valores anteriores dariam resultados no momento atual, em que os alunos são mais ponderados sobre tudo e todos...




Interviewe de François Bégaudeau sur le livre “Entre les murs”:

A l’origine de votre livre, on sent une volonté d’aller à rebours du discours défaitiste sur l’école...

J’en avais assez de tous ces livres de profs qui, sous couvert de raconter ce qui se passe, se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils ne racontent rien, en fait. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires. Il y a un public pour ça, c’est dans l’humeur du temps. Je m’en suis donc tenu au centre névralgique : la classe, et j’ai pris le pari d’en donner la chronique. Etant prof de français dans un collège extrêmement métissé, aussi peu « gaulois » que possible, je suis à un poste d’observation privilégié de la société française, au cœur des dysfonctionnements du système républicain.


Vous ne niez donc pas la crise de l’école...

Evidemment non ! Dans les années 60, Bourdieu et Passeron avaient déjà montré que l’école ne faisait que reconduire les inégalités. Depuis, certaines études montrent qu’elle tend même à les accentuer. En tout cas, elle ne fait pas son boulot d’intégration et de promotion. C’est ce hiatus entre les classes populaires et le monde auquel l’école devrait leur permettre d’accéder que mon livre tente de saisir, à travers une série de petites scènes. Prenons un exemple : l’enseignement du passé simple. Quand j’étais gamin, petit Blanc, fils de profs, je le connaissais le passé simple, je l’avais entendu dans la bouche de mes parents, je l’avais lu dans les livres qui s’empilaient à la maison. Me l'a-t'on vraiment enseigné ? N’ai-je pas plutôt récité ce que je savais déjà intuitivement ? Quand on se retrouve devant Ndeye ou Khoumba, face à des élèves qui ne bénéficient pas de ce background culturel, dont les parents ne sont pas francophones, on est totalement démuni. Sans doute le passé simple n’a-t-il jamais été véritablement enseigné, sa pédagogie reste à inventer.


Votre livre est ainsi un constat d’échec du système d’enseignement, mais il dégage une extraordinaire énergie, presque physique...

La dimension physique est présente dans tout ce que je fais, je m’en suis rendu compte en écrivant. Ce qui s’impose à nous d’abord, c’est le corps. Tout est cousu, suturé à notre état physique. L’enseignant avec un grand E, qui serait une sorte d’entité abstraite, n’existe pas, et l’école n’est pas un sanctuaire : la classe sociale, l’ethnie, le corps ne restent pas en dehors des murs. En tant que prof chargé de conduire ses élèves vers la réussite scolaire et professionnelle, je vois bien que le constat est négatif. En tant qu’homme et écrivain, derrière les erreurs ou les difficultés des élèves, c’est la vie que je vois, l’énergie que dégagent ces ados. Tout mon livre est construit là-dessus, je puise directement dans ces moments d’affrontement qui sont la vie même. C’est un tapis rouge pour un écrivain.


Cette énergie passe évidemment par la langue. Saviez-vous dès l’origine que les dialogues auraient autant d’importance ?

Je voulais rendre compte de séquences de cours, or ceux-ci n’existent que dans la parole. J’ai donc vite pris conscience que les dialogues seraient essentiels. La parole, de toute façon, m’intéresse depuis toujours : comment les gens parlent, comment ils se comprennent ou pas. Dans le livre, elle répond aussi à une volonté d’objectivité, un peu comme au cinéma : s’en tenir à l’apparence des choses, à ce qu’on voit et entend dans une classe, comment chacun se comporte, comment il bouge, comment il s’exprime.


Comment avez-vous travaillé ?

Je me suis astreint à une sorte de défi : noter un fait par jour. Chaque soir en rentrant, je prenais une demi-heure pour raconter un moment de ma vie au collège, essentiellement ce qui s’était passé en cours. Après j’ai ajouté la salle des profs, mais c’est la classe qui m’intéressait, la grande absente des livres d’enseignants. En gros, ça a duré un an, je prenais des notes, sans styliser, comme un journaliste pourrait le faire. Je me suis alors retrouvé avec toute cette matière, que j’ai montrée à un ami dans le goût duquel j’ai grande confiance. Cela peut paraître anecdotique, mais pas tant que ça : je n’étais pas sûr de tenir un livre. Rassuré, je me suis mis à tailler dans la matière, à rapporter des choses qui n’y étaient pas, puis à disposer, à composer, à mettre deux anecdotes en résonance, à créer des contrepoints entre les profs et les élèves, tout un travail de montage, en fait.


Une des qualités du livre, c’est la justesse. Y a-t-il des phrases, des répliques d’élèves ou de profs que vous avez reprises telles quelles ?

Certains documents sont bruts de décoffrage. Au début du roman, par exemple, je demande aux élèves de rédiger un court autoportrait. Sur les dix que l’on peut lire, six sont réels, je les ai juste un peu amendés pour des raisons de clarté. Les « fiches incidents » rédigées par les professeurs sont également retranscrites telles quelles, fautes d’orthographe comprises. Pas du tout pour me moquer de qui que ce soit, simplement pour montrer que les lacunes en orthographe sont une des tares les mieux partagées du monde. Et pour que les uns cessent de se moquer des autres.


Ces moments de retranscription n’empêchent pas l’écriture d’être travaillée. On y entend un rythme, quelque chose de très musical...

C’est compliqué, cette affaire, parce que c’est vrai : pour moi, la musique est l’horizon ultime de l’écriture. Je suis précédé par la musique, obsédé par le « roulement » de la phrase. Sans doute parce que je viens de là, que j’ai joué dans un groupe. Quand j’ai écrit mon bouquin sur Mick Jagger, je me suis évidemment attaché à la musicalité de la langue, elle est enlevée, finalement assez proche du rock, c’était la moindre des choses. Mais dans Entre les murs ! Comment rendre l’oralité ? Comment transcrire la scansion des élèves, leur accent, cette espèce d’arabo-banlieue-noir africain mâtiné de rap ? Comment arriver à les sentir sans avoir les voix, les corps qui les portent, à en restituer le rythme ? Je n’y suis pas arrivé, c’est impossible. J’ai essayé de repérer des tics grammaticaux, la suppression du « que », par exemple : « J’sais pas c’est qui », « Y en a ils disent vous êtes pédé », comme me lance un élève. Le travail de justesse, il peut être là, dans le relevé de ces tics, de ces gimmicks de langue que la banlieue a fini par constituer.


A la lecture, on peut dire qu’il y a une sorte d’adaptation littéraire du rap. Vous en écoutez ?

Peu. J’ai une petite passion pour Eminem, un rappeur blanc, comme par hasard. Mais le rap m’intéresse. Moi qui suis très rock et notamment rock des années 60, voire 70, finalement la mélodie me branche de moins en moins. C’est justement la critique que les gens formés par la chanson française font au rap : ce n’est pas mélodique. Et c’est vrai. Le rap est du domaine de la scansion, c’est du parlé-chanté à la lisière de la musique. Et c’est ce qui me plaît de plus en plus dans le rock. Mick Jagger, auquel je me suis intéressé, n’est pas un grand mélodiste, à la différence de Paul McCartney ou de John Lennon. Les Beatles sont mélodistes, ils font de la pop. Les rockers ne le sont pas. James Brown, ça n’a jamais été mélodique, c’est quelque chose de l’ordre de la scansion et j’aime ça. J’aime cette énergie, c’est le corps qui parle. Alors que la mélodie le bride, le « désanimalise » en canalisant l’énergie vitale. De fait, ce qu’il y a du rap dans mon livre vient des élèves, pas de moi. Ils ont une culture du « fight », de la lutte, une économie de la parole dont le but ultime n’est pas de dire la vérité mais d’avoir le dernier mot. Il se trouve que j’aime ça aussi, dans la vie j’ai le goût de la lutte oratoire. Personne ne voulant perdre la face, ça donne les scènes un peu « musclées » que l’on trouve dans mon livre. A vivre, c’est un sale moment. A écrire, c’est un bonheur. C’est la rédemption par la littérature !


Voilà dix ans que vous enseignez et vous n’écrivez ce livre que maintenant, après trois autres. Pourquoi ?

Ce livre est l’aboutissement d’une réflexion. Quand j’ai passé mes premières notes à cet ami, j’étais en train de me convertir à l’idée que restituer le réel pouvait être un programme pour une vie d’écrivain. Il y a vingt ans, je ne l’aurais pas eue. Je viens d’une culture qui place très haut Mallarmé et Blanchot, pour qui l’écrivain « n’a rien à dire » mais « doit dire ce rien », c’est-à-dire d’une conception assez minimaliste, « soustractive » de la littérature. En hypokhâgne, nous lisions tous L’Ere du soupçon, de Nathalie Sarraute, soupçon sur la réalité elle-même. Je viens de cette tradition qui doute de ce « réel », qui pense que la littérature ne peut être que reconstruction, à la manière de la littérature réaliste du XIXe siècle. Bref, pour moi, il y avait la vie d’un côté et ce qu’on écrit de l’autre. Le bouquin sur Mick Jagger a sans doute été une bascule. C’est une commande et je me retrouve face à une sacrée charge de réel : un homme, un parcours, un corps. Et je prends un tel plaisir à écrire ce livre, à essayer de nommer Mick Jagger, que je me convaincs définitivement que oui, rendre compte de mon quotidien de prof peut être un projet littéraire !


Et alors, entre votre passé de « soupçon » et votre envie de restituer le réel, vous vous en tirez comment ?

Eh bien je m’en tire avec le détail. C’est-à-dire qu’au lieu d’essayer d’organiser la réalité comme le faisait Zola je pars du plus petit atome de réel possible : des gestes, des paroles. Je ne sais pas si le réel existe, je ne sais pas ce que je pense de l’école, je ne sais pas où va la société française. En revanche, je sais comment se tient Sandra quand elle parle et qu’elle vient à mon bureau. Je sais qu’elle a un pied sur l’estrade et un autre sur le sol et que du coup apparaît son anneau au nombril. Diviser le réel jusqu’au moment où il est indéniable, c’est aussi une méthode scientifique.




Vídeos no youtube sobre o filme:





Interview Interdit d'interdire : François Bégaudeau face à la critique



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